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La bataille de Brody
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Panzerkampfwagen III Ausf. J camo créé par JoKeR_BvB09 | Télécharger ici


En Ukraine, les villes de Dubno, Lutsk, et Brody formaient un triangle, au sein duquel les 4ème, 8ème, 9ème, 15ème, 19ème, et 22ème Divisions Blindées de l’Armée Rouge, commandées par Mikhail Petrovich Kirponos livrèrent la plus intense bataille de chars jusqu’à Koursk, entre le 23 et 30 juin 1941, contre les Panzer Division III, XXXXVII et XIV, commandées par Paul Ludwig Ewald von Kleist, avec le soutien de la Luftwaffe. Cette bataille fut acharnée, même si elle ne dura pas plus d’une semaine ; mais elle devait tout de même rester la plus dure et la plus violente bataille de la première campagne d’invasion allemande sur le front de l’Est.

 

Forces Allemandes à Brody

La première semaine d’affrontements marquait bien sûr le début de l’Opération Barbarossa lancée par l’Allemagne ; les Soviétiques étaient présents en grand nombre, le rapport avec les Allemands étant alors de quatre contre un. Ce fait contribua sans conteste à maintenir un niveau de moral relativement élevé au sein des forces soviétiques, tout en leur donnant le courage nécessaire pour tenir têtes à des troupes bien mieux entraînées et expérimentées. Mais même avec un tel surnombre en leur faveur, l’armée soviétique fut confrontées à d’immenses pertes, que l’on impute généralement à une pauvre logistique, à des ordres imprécis et confus et à des contre-offensives non péparées et anarchiques. Après quatre jours d’intenses combats, l’Armée Rouge n’avait réussi qu’à ralentir la progression de la Wehrmacht, à cause du manque d’organisation et d’expérience de chars moyens et légers qui avaient été déployés. Malgré tout, la bravoure et la détermination des Soviétiques ne faiblit pas.

 

Des ordres de contre-attaque furent alors donnés par Mikhail Kirponos, responsable du front Sud-Ouest – alors que la logistique consistituait toujours un problème – à Georgy Zhukov, par le biais de la directive numéro 3. Elle écrit : "Tout en maintenant une défense solide sur la frontière hongroise, les 5ème et 6ème armées sont charges de mener des frappes concentriques dans la direction de Lublin, en utilisant au moins cinq divisions blindées, avec le soutien de l’aviation sur le front, afin d’encercler et de détruire les forces ennemies avançant dans la direction Vladimir-Volynski-Krystonopol, tout en ayant pour objectif final d’occuper, d’ici au 24 juin, la banlieue de Lublin."

 

 

Tanks soviétiques endommagés T-26


Le chef de l’État-Major G. K. Zhukov en collaboration avec Nikita Khrouchtchev, partirent ainsi la nuit du 22 vers le Sud-Ouest, afin de s’assurer que les ordres seraient bien appliqués.

 

Les différences, d’un point de vue logistique, entre les deux camps étaient si importantes qu’il est aisé de comprendre pourquoi l’Armée Rouge dut souffrir de si importantes pertes. Par exemple, une Panzer Division opérationnelle allemande comprenait entre 150 et 200 chars ; ses équipages avaient besoin de nourriture, de carburant ainsi que de pièces de rechange. Pour subvenir à ces besoins, la Wehrmacht mettait à la disposition de chaque Panzer Division près de 2000 camions, ainsi que du support d’infanterie et d’artillerie. On note également que tous les soldats étaient entrainés à remplacer leurs camarades pour d’autres tâches : un soldat d’infanterie pouvait prendre un poste dans un char, les équipages de chars pouvaient remplacer dans l’artillerie, etc… Face à la Wehrmacht, l’Armée Rouge n’avait que peu de moyens logistiques : il n’y avait pas eu de véritables lignes de défense préparées à l’avance, ce qui facilita grandement la progression allemande, les réservoirs de carburant, les dépôts de munitions et les centre de commandements furent facilement localisés par les éclaireurs allemands ; les équipages de chars russes n’étaient pas aussi bien entraînés que leurs opposants, et, point d’orgue, les divisions blindés soviétiques, qui comptaient entre 300 et 400 chars, n’étaient supportées que par 1500 camions...

 

Tous ces facteurs mis bout à bout contribuent largement à expliquer les grandes difficultés expérimentées par l’Armée Rouge face à la Wehrmacht en dépit de sa combativité..

 

L'équipe War Thunder 

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